Skype Artivistes (11 juillet 2018)

Présents: Etienne, Mia, César, Hélène, Davia (Artivistes), Lionel (Artivistes), Marie

Lieu: ULB

Lionel : académique via GDRparc, prof dans le monde de l’éducation en secondaire

Davia : cofondatrice Artivistes avec Lionel, accompagnement pour des projets environnementaux, ingénieur CNRS Artdev sur le projet ADEME, sur accompagnement des politiques de l’air, du climat, etc.

Artivistes

Plusieurs acteurs (académiques GDRArts + associatifs + citoyens + artistes + fabriques citoyennes), fédération de mouvements citoyens spontanés.

Logique d’action et de soutien + éducative (travail de terrain dans les écoles permet de mobiliser le public cible de manière large). Etudiants deviennent ambassadeurs.

Evénements hors-écoles pour mobiliser proches et moins proches des élèves.

Travail de fond avec les acteurs associatifs, les citoyens et les scolaires via les évènements dans la rue.

Travail exploratoire (actifs depuis 2, 3 ans) donc bcp de limites rencontrées. Continuent à identifier les problèmes. Ne disent pas « faites comme nous ».

Problématiques viennent d’où ? Approche de l’enseignement A (sortir des logiques de l’enseignement par matière  éducation aux médias, à l’environnement, etc.). Educateur environnement + artiste interviennent en classe. Ils ne dissocient jamais questions sociales et environnementales.

Premiers retours : apports significatifs aux niveaux cognitif et transversal (comportements, etc.)

Besoins pour ValueBugs

  • Méthodologie pratique, outils
  • Hors les murs, trouver le moyen d’ouvrir la perspective à tous.

Déjà travailler en accompagnement de politiques publiques ? Opération Phosphore déjà dans le sujet. VB rapport particulier avec les pouvoirs publics. Désireux de fédérer les pouvoirs publics sur la question de la gestion des matières organiques.

Canevas pour collecte des données pour évolution des pouvoirs publics. VB gros lobby mais on ne sait pas encore comment faire.

Deux modalités d’actions (pas antagonistes):

  • Faire du lobbying. Pas trop d’attente via cette modalité
  • Co-créer en amont avec les pouvoirs politiques, les intégrer dans les groupes d’animations du projet, identifier leurs problématiques. Permet d’être plus efficace pour faire avancer les choses. Parfois leur levier d’actions est moins important que ce que l’on peut penser.

L’idée est d’avoir un travail sur le terrain millimétré, amener des données quantitatives, analyses rigoureuses tout en identifiant les limites.

Volonté d’engagement des deux côtés (frein et levier à la fois): citoyens et politiques.

Artivistes : chaque « zone » a ses spécificités. Pour le moment, ils vont dans les communes où ils sentent une volonté de travailler sur la qualité de l’air.

Idée pour les poules : « dessine moi ta poule ». 15 élèves chez l’éducateur et 15 chez l’artiste puis on switch. Vous allez devenir ambassadeur et créer une expo sur les poules (écosystème, nourriture, qui a des poules chez lui, etc.). Vidéos, tags, musiques, street art, etc.

Artistes artivistes pas salariés.

Travaillent plutôt avec des écoles de primaires, maternelles c’est compliqué. Travailler avec l’ensemble des classes du territoire. N’imposent pas un tempo aux instituteurs. Préviennent 6 mois à 1 an pour que les instituteurs volontaires puissent agencer leur programme en fonction.

Evénement hors les murs : tout le monde se rencontre, pas uniquement ceux qui ont travaillé sur l’expo. Impact est énorme en termes éducatifs.

Outil : acupuncture urbaine, gens posent des papiers (avec aiguilles) sur une carte où ils veulent avoir une action. Ils peuvent pointer des problèmes spécifiques.

Carte sur une place publique avec une question placardée. Tout me monde a la possibilité de compléter le carte. Pas très compliqué à mettre en place.

Tjrs une problématique ciblée avec des actions derrière. Pas une simple boite à idées.

Pérennité = dynamique du territoire. Comme le projet est co-construit en amont, il est déjà ancré.

Projet de 3 ans et évaluation dans les 5/10 ans.

Ajout de « decision making » dans le GDR.

La décision des politiques peut être co-créée !

L’initiation vient de qui ? Tjrs une émanation citoyenne ?

Exemple pour la qualité de l’air : est venue de l’échelle nationale (financement), pas venu d’un besoin local par les collectivités locales. Mandat national permet de réunir les acteurs dans une logique de RAP. Intérêts des acteurs peuvent être antagonistes. 6 mois à 1 an pour mettre en place l’action.

Soit des citoyens viennent vers eux soit Artivistes identifient des appels à projet. Démarrage = création du comité de pilotage (chercheurs, associatifs, etc.). Artivistes garants de la place du citoyen dans le projet.

Territoire bouge, les désidératas des citoyens évoluent.

Conseil sur appropriation du projet : partir avec une équipe motivée. Est-ce qu’on est prêt à se retrousser les manches ensemble et surmonter les difficultés ?

Effort en amont pour cartographier tout en sachant que le territoire est mouvant.

Travail complémentaire artistes/experts en environnement !!

Les Petits Débrouillards : ont repris les techniques des Artivistes avec les dimensions artistique et accompagnement des politiques publiques en moins. D’autres aussi l’ont fait sans l’ancrage territorial.

Décloisonner avec une table dehors ne suffit pas. Sans ateliers participatifs, ça ne prendra pas. Même avec le tout, ça peut aussi ne pas prendre.

Dans une classe, le côté artistique permet de transmettre à des élèves moins sensibilisés aux questions environnementales. Ils vont en parler spontanément à la maison. Hors les murs et en interaction avec les œuvres/jeux, les élèves apportent le discours qu’ils se sont appropriés.

Peuvent nous donner une formation : comment intégrer des formes d’externalité sur base de là ou on est. Jusqu’à la création d’un évènement hors les murs.

Créer un tiers lieu pour pérenniser les manifestations hors les murs. Tiers lieu aussi un lieu de débat, de worshop, de rencontre. Co-création d’un tiers lieu entre Bruxelles et à Montpellier.

Un projet fort médiatisé n’est pas spécialement un projet réussi.

Design de Lionel « décrocher la lune » : pas hésiter à être utopique et puis revenir les pieds sur terre.

A Bruxelles, manque d’expertise dans les projets Co-create.

Besoin de financement du A de la RAP !! L’action permet l’ancrage.

Revient vers vous avec des questions précises et idée de synergies.