IPIFF (26 mars 2018)

Présents: Yves Wauters (MAXIM), Marie Gorza (WORMS), Etienne Toffin (ULB), Christophe Derrien (Secrétaire général de l’IPIFF)

Lieu: IPIFF


Travail de l’IPIFF est d’agir comme lobby pour la filière insecte auprès de l’UE.

Changement de réglementation UE long (espoir de changement d’ici 10 à 15 ans), sans le Parlement.

Plusieurs membres de l’IPIFF travaillent à élaborer une projet européen de recherche de revalorisation des déchets urbains avec les BSF.

Mais il semble difficile endéans les 4-5 ans à venir d’avoir un changement de réglementation pour alimenter les animaux d’élevage ou de compagnie avec des insectes élevés sur biodéchets.

Piste principale explorée pour assurer un exutoire aux insectes produits par les industriels = assurer la distinction entre usages alimentaire et non-alimentaire (engrais, cosmétique).

Antoine Hubert (Ynsect) a travaillé sur un projet similaire à ValueBugs.

Dans ValueBugs, on travaille sur des insectes vivants, plus simple que quand on travaille avec des insectes morts (réglementation sanitaire pour l’abattage). Par exemple, sur matière sèche insecte, il y a obligation de contrôler la présence de Salmonelles, Campylobacter et Entérobacter.

Avec ValueBugs, on travaille sur des cycles courts de bioconversion -> certainement difficile de trouver un interlocuteur pour le moment à l’UE.

Qu’est-ce que ValueBugs peut attendre de l’IPIFF ?

  • Aide au networking au niveau européen
  • Penser une stratégie au niveau UE
  • IPIFF est entrain de rédiger un guide des bonnes pratiques d’hygiénisation, intéressant de le lire quand il sera fini

Il est nécessaire pour le moment de faire profil bas auprès des institutions. Les autorités de contrôle attendent les retours des premières mises sur le marché (aliments pour poissons). Il y a comme première inquiétude que les insectes deviennent des filières d’écoulement de déchets dangereux ou insalubres.

Q: Qui travaille sur substrat non autorisé / alternatif ? Université de Parme (projet citoyen)

Bien mentionner les limitations du projet, la confiance est très importante Procédure de contrôle de risque pour les systèmes ouverts tels que les fermes. Pas applicable à un projet comme le nôtre. Il faut :

  • expliciter pourquoi dans notre cas de figure les problématiques d’hygiène ne sont pas les mêmes que pour l’industrie.
  • déconnecter ValueBugs de la logique commerciale et industrielle, les focus sont différents.

Q: On constate que la collaboration n’est pas de mise dans le domaine de l’insecte. Pourquoi ? Paranoïa des opérateurs parce que les dossiers pour demander l’étude de nouvelles espèces coûte cher (150.000-200.000€). Les opérateurs ne veulent pas être seuls à mettre de l’argent sur la table et faire profiter des avancées aux concurrents qui n’ont pas participé financièrement…

Idée pour ValueBugs: créer un “manuel de l’hygiène” pour les expériences pour rassurer les autorités sanitaires (//protocole)

TO DO

Etienne rédige un texte (ENG) qu’IPIFF relaie aux partenaires, avec 2 thèmes :

  • diffusion insectes dans la société, via les citoyens
  • exploration substrats non autorisés/alternatifs